Mercredi 21 mai 2008
Comme de nombreux hobbies (et beaucoup de gens ont les mêmes z'hobbies), Wikipédia et (dans une moindre mesure) les autres projets wikimedia, suscitent la création d'associations destinées à sa
promotion auprès du grand public, et son développement par la promotion de projets en partenariat avec certaines institutions. Jusque là, rien que de très ordinaire. Ces associations sont, en bon
français, nommées les "chapters". C'est vrai que les appeler "association nationale", ou "chapitre" aurait tout de suite été moins vendeur. Enfin c'est ce qu'ont pensé les gens chargés de la
communication à l'époque.
Attardons nous sur un cas précis. L'une des associations locales constituées - et "structurées" - est Wikimedia France. Comme je le disais dans un billet (beaucoup) plus ancien, WMFr n'est pas à confondre avec la WMF (WikiMedia Fondation) dont elle est indépendante, tant d'un point de vue juridique que managérial. Et heureusement (pour plein de raisons). Constituée comme initiative parisienne autour de certains "piliers" wikipédiens de l'époque (certains étant encore actifs, d'autres beaucoup moins), la WMFr s'est donné pour buts ceux évoqués plus haut. Jusque là, rien d'extraordinaire non plus. Mais, les échos qui me sont parvenus sur son fonctionnement ont de quoi surprendre.
Le problème n°1 d'une association, lorsqu'elle a pour vocation d'interagir avec un public qui se veut large, est d'assoir sa crédibilité et de se faire connaître. Pour un club de sport, il s'agit d'avoir des résultats dans la continuité et d'attirer si possible des sponsors. Pour une association comme WMFr (à vocation culturelle, a priori), il s'agit de faire connaître au grand public les subtilités des fonctionnements des projets Wikimedia (pas trop compliqué, puisque théoriquement expliqué en ligne, et ne dépendant pas que de la WMFr), aux institutions aussi (j'entends par là les pouvoirs publics, groupements culturels et autres) et les médias. Et bien sûr, d'essayer de garantir par derrière que le contenu des dits projets ne deviennent pas trop n'importe quoi.
Et là, le bât blesse. Cruellement. Voilà quelques raisons, parmi d'autres :
Attardons nous sur un cas précis. L'une des associations locales constituées - et "structurées" - est Wikimedia France. Comme je le disais dans un billet (beaucoup) plus ancien, WMFr n'est pas à confondre avec la WMF (WikiMedia Fondation) dont elle est indépendante, tant d'un point de vue juridique que managérial. Et heureusement (pour plein de raisons). Constituée comme initiative parisienne autour de certains "piliers" wikipédiens de l'époque (certains étant encore actifs, d'autres beaucoup moins), la WMFr s'est donné pour buts ceux évoqués plus haut. Jusque là, rien d'extraordinaire non plus. Mais, les échos qui me sont parvenus sur son fonctionnement ont de quoi surprendre.
Le problème n°1 d'une association, lorsqu'elle a pour vocation d'interagir avec un public qui se veut large, est d'assoir sa crédibilité et de se faire connaître. Pour un club de sport, il s'agit d'avoir des résultats dans la continuité et d'attirer si possible des sponsors. Pour une association comme WMFr (à vocation culturelle, a priori), il s'agit de faire connaître au grand public les subtilités des fonctionnements des projets Wikimedia (pas trop compliqué, puisque théoriquement expliqué en ligne, et ne dépendant pas que de la WMFr), aux institutions aussi (j'entends par là les pouvoirs publics, groupements culturels et autres) et les médias. Et bien sûr, d'essayer de garantir par derrière que le contenu des dits projets ne deviennent pas trop n'importe quoi.
Et là, le bât blesse. Cruellement. Voilà quelques raisons, parmi d'autres :
- WMFr ne peut pas contrôler le contenu du produit n°1 à exposer, Wikipédia. Car Wikipédia n'est pas française, mais francophone. Et son principe est celui du wiki, ce qui permet à tous (malheureusement) de participer, c'est-à-dire d'améliorer ou de détériorer l'encyclopédie, de manière consciente ou inconsciente.
- les adhérents de WMFr "visibles" ne sont pas - de manière générale - dans la mouvance "dure" (comme j'ai pu le lire par ailleurs). Ce qui pose de gros problèmes de crédibilité pour l'association (défendre un projet perçu comme non fiable), à mon humble avis, selon le principe du bijoutier. Et ce n'est pas près de s'arranger.
- les projets autres que Wikipédia ne sont pas vraiment présents (et encore moins supportés). Quelques logs (c'est-à-dire des copies de conversation sur IRC) montrent que ce n'est pas encore gagné : certains "responsables" sont incapables de passer au-dessus des querelles de personnes. C'est d'ailleurs un des soucis constants de la communauté wikipédienne : comment se placer par rapport aux autres ?
- les chargés de communication ne sont pas bons, pour la plupart. Chargés au sens large (et pas au sens de poste), bien sûr. Il suffit de voir les prestations dans divers médias pour juger du souci. La communication autour d'un si gros projet ne s'improvise pas, surtout quand les interlocuteurs n'ont pas le souci de l'exactitude et ont un a priori négatif. Un exemple ? Le président de WMFr sur France 5, il y a peu. D'ailleurs, un président si jeune peut ne pas faire sérieux. À leur décharge globale, ce n'est pas leur métier, et une communication crédible passe par des personnes dont c'est le métier. Mais comme WMFr n'a pas d'employés à temps plein, mais des bénévoles, l'équation est sans solution.
par Pierrot le Chroniqueur
publié dans :
Galaxie wikipédienne
communauté :
Autour de Wikipédia
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