et de la vertu ?
Mon titre est volontairement tronqué, puisqu'il s'agit d'une petite démonstration a posteriori1 du fait de couper un texte dans le vif. Et également, comme je le fis il y a un certain temps, d'employer un procédé "journalistique" de caniveau pour attirer le lecteur friand de révélations et autres coups tordus. Mais, comme dirait l'autre, baste des amusements, puisque je vais revenir à une chose que j'aime bien : les réflexions d'Antandrus sur le comportement wikipédien (on peut les trouver ici, d'ailleurs).
Après avoir évoqué la vocation administratoriale, Antandrus nous indique dans sa 23e réflexion, quelque chose qui bien que d'une criante vérité, n'en est pas moins hors de l'esprit de nombreux Wikipédiens. Je le cite :
All the virtues and vices shown by humanity as a whole can be found on Wikipedia. Anyone who runs from the community because they cannot tolerate its vices, divisions, and politics, will have to face the same vices, divisions, and politics again elsewhere in life.
Et par fainéantise, je vais utiliser la traduction qu'en donne RamaR (ici) :
Toutes les vertus et tous les vices de l'humanité se trouvent sur Wikipédia. Ceux qui quittent la communauté parce qu'ils ne peuvent pas tolérer ses vices, ses divisions et sa politique, se retrouveront devant les mêmes vices, divisions et politique ailleurs dans la vie.
Je dois dire que j'ai une grosse envie d'arrêter là ce billet, en disant : pas mieux. Mais je préfère quand même ajouter quelque chose2. Le fait que la communauté wikipédienne soit nombreuse renforce l'hétérogénéité des comportements, c'est un fait, et Antandrus le met en lumière.
Par contre, je pense que certaines personnes l'ont depuis longtemps oublié. Elles se présentent dans deux catégories. La première est interne à Wikipédia, et est constituée de ce que d'aucuns appeleraient les "Apôtres du Wikilove". Sous prétexte de "normaliser" les relations entre Wikipédiens, on brandit un idéal de comportement comme une arme (voire proposent de sanctionner extrêmement sévèrement tout "déviant" qui pourrait lâcher un terme malheureux), laissant le champ libre de facto aux champions de la réthorique. La seconde est celle des hors-Wikipédia (disons ceux à qui on a montré la sortie) qui, déçus de leurs premiers amours, font volte-face et l'accable de tous les maux et vices. Et bien souvent, ils rencontrent aussi une oppositon à leur comportement.
Rien que de très normal. Dans les deux cas. La micro-société wikipédienne n'est pas un OVNI dans le paysage des relations humaines.
Alors, comme disaient les Monty Python, pourquoi ne pas toujours regarder du bon côté de la vie (et ne pas trop embêter les autres) ?
1. En fait, j'en ai même fait un billet, il y a peu ...
2. Ou essayer, en tout cas.
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