Publié par Pierrot le Chroniqueur

Suite à la conclusion de l'arbitrage entre Luscianusbeneditus et Meodudlye1, l'arbitre Philippe Giabbanelli a répondu à un Wikipédien qui l'interrogeait sur l'opportunité pour le Comité d'arbitrage de définir des modalités d'application à la décision rendue que c'était impossible car tout ce qui a trait à l'application est "du ressort des administrateurs". Histoire, comme je l'ai déjà dit il n'y a pas si longtemps, d'avoir un embryon de "séparation des pouvoirs". Avec un Comité censé incarné le pouvoir judiciaire et les administrateurs l'exécutif.

 

Le problème est que tout ceci reste largement artificiel : par exemple, c'est au nom de cette séparation qu'un arbitre également administrateur ne protège pas lui-même la page d'arbitrage ni ne met en oeuvre les blocages décidés. Alors que, franchement, que ce soit lui ou un autre ... Cela concourt même à l'inefficacité : les arbitres ne souhaitant donc pas se mêler de l'après, des décisions ambigues ont parfois eu du mal à être interprétées par les admins (ou sont volontairement mal interprétées, ne nous leurrons pas). En revanche, sur la répartition des compétences, c'est-à-dire là où une stricte et claire séparation des pouvoirs serait souhaitable, le flou est immense. Certains cas compliqués sont, presque au petit bonheur la chance, traités soit par le Comité, soit par les administrateurs dans le cadre d'un blocage "communautaire". Dans le second cas, il n'est alors pas rare qu'il n'y ait pas de décision parce que quelques admins veulent renvoyer la balle au Comité, justement. Qui ne dispose pas d'autosaisine, ce qui fait qu'il ne se passe rien. Il serait tout de même temps de se pencher sur la question (ou plutôt sur les questions). 

 

1. Opportunément arrivée le soir-même de la conclusion du, disons, énième débat franc sur le BA à propos d'un blocage du second nommé.

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