Publié par Pierrot le Chroniqueur

La lecture de la page de discussion de l'arbitrage entre Moyg et Gustave Graetzlin m'a montré une crainte nouvelle chez les Wikipédiens : le phénomène Twitter, en passe dans l'imaginaire de se substituer à la "cabale IRC" jadis vilipendée par Poppy.  Bon, ça tombe bien, pour ceux qui ne le sauraient pas, je suis sur Twitter. Je sais donc de quoi je parle. Il y a déjà, à mon sens, une grande différence entre Twitter et IRC : la publicité. Les logs IRC sont impubliables, d'où une impression d'opacité pour les Wikipédiens qui n'y sont pas. En revanche, les tweets sont publics, visibles par n'importe qui n'importe quand. Plus de transparence, tempérée seulement par deux éléments mineurs : la possibilité de protéger ses tweets (fonctionnalité utilisée par très peu de Wikipédiens) et la possibilité d'envoyer des messages privés (là aussi, peu utilisée de ce que j'en sais. En tout cas, j'en reçois très peu et n'en envoie guère davantage).

 

Ensuite ce qui y est dit ne relève pas franchement de la cabale : les Wikipédiens y parlent souvent entre eux de choses non wikipédiennes. Bon, on parle aussi de Wikipédia, bien sûr, mais ce qui est alors dit n'est que le reflet de ce qui se passe sur l'encylopédie. Rien de franchement transcendant. Dans le cas présent, Moyg a été accusé de rameuter en douce et massivement... un témoignage (qu'on attend d'ailleurs toujours. Quelle efficacité !). Il se trouve que, justement, cette wikipédienne est une des rares à protéger ses tweets, ce qui n'a pas du arranger les vérifications par ceux qui ne twittent pas. Mais, de ce que je me souviens, c'est elle qui a abordé en premier le sujet. Et Moyg n'a fait, plus tard, que le relancer, et non émettre des pressions (aurait-il du s'abstenir d'agir ainsi, ça c'est un autre débat). Il me semble donc, pour conclure, qu'il n'y a pas de cabale Twitter. Ou alors je lis très mal.

 

Ah, dernière chose : il paraît que j'ai témoigné sur ce fameux arbitrage. Bien sûr, c'est vrai, phénomène Twitter oblige. Ou pas !

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