
Après quelques billets de
râlage justifiés (entre autres choses
plus ou moins intéressantes), revenons à une chose que j'aime bien : commenter les désormais célèbres (du
moins ici) réflexions d'Antandrus, Wikipedien anglophone de son état,
sur le comportement des gens sur Wikipedia (et donc aussi sur Wikipédia).
Aujourd'hui, on s'attaque à la 24
e d'entre elles, celle qui stipule (en VO) :
Anonymous edits to articles on traditional encyclopedic topics, especially during school hours, are far more likely to be vandalism than edits to popular culture topics.
Traduit, cela
donne approximativement :
Les éditions anonymes des articles sur les sujets encyclopédiques traditionnels, particulièrement pendant les heures de cours, sont bien plus susceptibles d'être du vandalisme que les éditions
sur les sujets de culture populaire.
Pas faux du tout.
Peut-être est-ce parce que, consciemment ou pas, nos chères têtes blondes ont une revanche à prendre sur les causes - multiples - de leur claustration continue entre quatre murs (ou plus,
selon les salles de classe) et ce pendant au minimum onze années de leur vie (du moins en France). Et par contre, on peut profiter de leur savoir ... encyclopédique sur les derniers déboires
sentimentaux des StarAcadémiciens, une espèce en voie de disparition (au grand dam des maisons de disque, au grand bonheur de la musique). De la relativité des savoirs, dirons-nous.
Ce qui est drôle, c'est qu'après certains professeurs (ceux qui font cours, et parfois y réussissent
1) viennent râler parce que "Wikipédia est non fiable", "soumise au
vandalisme"et tout le tintouin. Deux suggestions pour résoudre ce problème récurrent :
- Changer les matières enseignées,en échangeant grands classiques (Histoire, Fançais, Mathématiques et autres) avec les grands fugaces (Starlettes, Ragots, Mode et autres). Non seulement ça
aura une chance de pourrir les articles sur des gens que l'on aura oubliés une fois la télé éteinte, mais peut-être aussi une chance d'améliorer les "classiques". On peut rêver.
- Que les professeurs surveillent leurs ouailles un peu mieux. C'est sans doute plus dur (et parfois, ce n'est pas qu'une blague ...).
Comment ça je suis un réac' ? Il en faut bien un (on est toujours le réac' de quelqu'un, de toute manière).
1. Je tiens d'ailleurs à saluer les miens (enfin les bons) ici. Ils ne se reconnaitront pas, bien sûr, mais l'intention y est.